Alerte Cas en France
- EURE : Un cas détecté dans un lycée à Evreux
- INDRE : Un nourrisson est décédé d’une méningite au centre hospitalier de Chateauroux
- ILE ET VILAINE : 2 nouveaux cas dans un lycée près de Rennes
- nICE : un cas de méningite découvert dans une école
- HAUTE-LOIRE : 2 femmes sont décédées d'une méningite ces derniers mois.
- Campagne de vaccination : Plus de 16 000 jeunes âgés entre 15 et 24 ans vaccinés contre la méningite B
- FRANCE : un nombre inquietant de cas depuis le début de l'année
- JANVIER & FEVRIER : un nombre de cas très élevé
- nICE : Cinq cas de méningite, deux morts, la situation inquiète dans le département
- nARBONNE : un jeune homme de 17 ans décédé dans l' Aude
- VIENNE : un cas d'infection à méningocoque au collège de la Roche-Posay
- LE HAVRE : Une fillette de 7 ans décédé a l'hopital des suites d'une méningite
- ARS NORMANDIE: communiqué de l'agence de santé
- MONTPELLIER : Une jeune fille de 25 ans décédée
- BOUCHE DU RHONE : Un cas détecté à Aix en Provence
- AUVERGNE-RHONE-ALPES : 3 CAS D'IIM A GRENOBLE COMMUNIQUE DE PRESSE DE L'ARS AUVERGNE-RHONE-ALPES
- PAU : UNE LYCEENNE MEURT D'UNE MENINGITE A MENINGOCOQUES
- CORSE : UN CAS DE MENINGITE
- ARS CORSE : communiqué de l'agence de santé
- LANDES : UNE ENFANT DE 4 ANS DECEDE D'UNE MENINGITE
- LANDES : UNE ENFANT DECEDE BRUTALEMENT
- LILLE : UNE ETUDIANTE DECEDE D'UNE MENINGITE



EURE : Un cas détecté dans un lycée à Evreux
"Pas de risque de transmission"
L’enquête menée par l'Agence régionale de santé (ARS) a permis de mettre en place un traitement antibiotique chez trois personnes de l’entourage du patient.
Source : FRANCE 3 NORMANDIE
INDRE : Un nourrisson est décédé d’une méningite au centre hospitalier de Chateauroux
« Un père en détresse »
Le médecin du Samu a prescrit un traitement antibiotique au personnel médical et aux policiers qui ont été en contact avec l’enfant et ses parents.
Source : OUEST FRANCE
ILE ET VILAINE : 2 nouveaux cas dans un lycée près de Rennes
Méningite B : Deux adolescents de 16 et 19 ans ont été hospitalisés, confirmées par l'Agence régionale de santé Bretagne.
Plus de 60 000 jeunes vaccinés d'au moins une dose
En cas de symptômes, consulter en urgence
En cas de symptômes, l'agence régionale de santé conseille de consulter un médecin en urgence ou d'appeler le 15 en précisant le contexte de méningite à méningocoque dans le lycée.
Source : ICI NORMANDIE
nICE : un cas de méningite découvert dans une école
Source : ACTU NICE
HAUTE-LOIRE : 2 femmes sont décédées d'une méningite ces derniers mois.
C’est une infection liée à une bactérie que l’on appelle méningocoque. Il peut y en avoir de plusieurs sérogroupes identifiés par des lettres. C’est une bactérie que certaines personnes peuvent porter au niveau de leur gorge, sans avoir de symptômes. On peut donc être contaminé sans savoir qu’on a été en lien avec une personne qui a cette bactérie. Ces porteurs asymptomatiques sont très fréquents chez les jeunes adultes et les adolescents. C’est pour cela que l’on observe un pic de cas dans cette tranche d’âge.
Pourquoi cette tranche d’âge particulièrement ?
Tous les mécanismes qui font que cela touche plus les adolescents ne sont pas forcément connus. C’est ce qui est observé depuis des dizaines d’années. Les tranches d’âges vraiment sujettes aux infections à méningocoques sont les nourrissons âgés de moins d’un an. La période de l’adolescence à jeune adulte et dans une moindre proportion, le grand âge, les personnes autour de 80 ans, peuvent aussi être touchés.
Les signes d’alerte qui doivent inciter à composer le 15 sont les maux de tête, la fièvre, des vomissements, une raideur au niveau de la nuque et une gêne importante à la lumière ou aux bruits. Un autre signe d’alerte est l’apparition d’un purpura avec des taches rouges sur le corps qui ne disparaissent pas quand on étire la peau au niveau de la tâche. C’est ce qui caractérise la méningite, qu’elle soit bactérienne ou liée à des virus.
Cela veut dire qu’il y a des méningites bactériennes et d’autres virales ?
Quand un patient se présente aux Urgences et que l’équipe médicale pense qu’il peut s’agir d’une méningite, on fait des examens pour rechercher rapidement de quel type il s’agit. Cela peut être dû à certaines bactéries dont les méningocoques, mais il y a d’autres causes possibles, comme une méningite à pneumocoque. Les représentations de ces origines d’infection sont différentes en fonction des tranches d’âges. Il y a des virus, comme celui de l’herpès qui peut donner des méningites aussi avec des symptômes qui, de prime abord, sont similaires. Il faut aller vite dans les explorations quand on suspecte une méningite. Suivant le microbe incriminé, on ne traite pas de la même manière.
Le dépistage se fait-il rapidement ?
Si c’est une méningite à méningocoque on le sait rapidement une fois que l’on a fait une ponction lombaire aux Urgences. Si la suspicion est très forte à la prise en charge par le médecin, comme c’est une pathologie grave qui peut rapidement évoluer vers des complications. Il se peut qu’on débute le traitement avant même d’avoir les premiers résultats et on ajuste ensuite la prise en charge.
Comment se soigne une méningite ?
La méningite à méningocoque se soigne avec des antibiotiques adaptés. Tout l’enjeu, c’est le délai entre le début des symptômes et le début du traitement. Si on arrive à faire les choses rapidement, l’évolution peut vite être favorable. Si, pour plusieurs raisons, le patient a mis deux ou trois jours avant de venir aux Urgences et que le traitement a tardé, cela peut avoir des conséquences sur le pronostic et sur la guérison.
Est-ce que la vaccination est obligatoire ?
C’est entré dans le calendrier, cela l’était déjà il y a quelques années. Ce qui a changé c’est qu’auparavant, en France, on avait majoritairement des méningites à méningocoques B et C. Les vaccins étaient administrés aux enfants pour ces deux sérogroupes-là. Depuis la période post-Covid, on a pu observer un changement dans les méningocoques que l’on rencontre dans les infections. Le C a quasiment disparu grâce à la vaccination qui est en place depuis de nombreuses années. Le B est toujours là, mais il y a d’autres sérogroupes qui sont apparus et qui étaient peu présents jusque-là. Le W et le Y sont arrivés d’autres régions du monde alors qu’ils étaient peu présents en France. Ceux-là n’étaient pas inclus dans les vaccins précédents. Ils sont pris en compte depuis quelques mois grâce à une petite modification du vaccin. Au lieu de faire une injection avec uniquement un vaccin contre le C, il y a un vaccin contre le C et trois autres sérogroupes : le A, le W et le Y. Pour le sérogroupe B, c’est un vaccin à part.
Combien de temps la vaccination est-elle efficace ?
Elle entraîne une bonne protection sur plusieurs années. D’où l’intérêt de vacciner des tranches d’âge pour lesquelles il y a le plus grand nombre d’infections. L’idée n’est pas de vacciner toute la population car une personne de 40 ou 50 ans a nettement moins de risques de contracter une infection à méningocoque qu’un jeune de 18 ans. Une vaccination c’est largement cinq ans de protection.
Le calendrier vaccinal a évolué depuis le 1er janvier
En 2024, 615 cas de méningites à méningocoque ont été déclarés aux Autorités de santé, un record depuis 2010. Parmi ces patients, cinq étaient domiciliés en Haute-Loire. Le traitement de la maladie a permis à trois d’entre eux d’être sauvés, une femme est décédée le 26 décembre 2024 au Puy-en-Velay. Une seconde le 24 février dernier.
La bactérie se transmet par voie aérienne ou par la salive, notamment par la toux et les postillons. Elle ne survit pas dans le milieu extérieur, ni sur les objets ou sur les surfaces. La transmission se fait par un contact direct, rapproché et prolongé avec une personne malade ou avec un porteur sain (sans symptômes).
Depuis le 1er janvier 2025, la vaccination de tous les nourrissons contre le méningocoque B et contre les méningocoques ACWY est obligatoire. La vaccination contre les méningocoques ACWY est recommandée entre 11 et 14 ans avec un rattrapage jusqu’à l’âge de 24 ans. « Ce rattrapage a également un objectif de protection collective en diminuant la transmission dans la population. »
Les chiffres de la vaccination en 2023 en Haute-Loire indiquent que 92,8 % des 2-4 ans sont vaccinés contre le méningocoque C. La couverture vaccinale contre le méningocoque B est de 70,8 % pour une dose à 8 mois et 29,6 % pour un schéma vaccinal complet à l’âge de 21 mois.
Des infections graves en hausse en France
Avec 95 cas d’infections invasives à méningocoque signalés en France en janvier et 89 en février, le service Santé publique France rappelle l’importance de la vaccination pour les nourrissons, les adolescents et les jeunes adultes.
Le bulletin publié le 13 mars dernier sur le site dédié à la santé publique en France est inquiétant. D’autant plus que les chiffres annoncés ne sont pas consolidés, ce qui signifie qu’ils pourraient encore augmenter. « Les infections invasives à méningocoque sont des infections très graves qui peuvent conduire au décès dans 10 à 12 % des cas et à des séquelles dans 20 à 25 % des cas », indique le bulletin.
La méningite à méningocoque fait partie des maladies à déclaration obligatoire : les professionnels de santé doivent informer les Agences régionales de santé (ARS), chargées de mettre en place les mesures de gestion nécessaires.
Le risque de cluster n’est pas à négliger. Plusieurs étudiants lyonnais ont été infectés en janvier, entraînant la recommandation de vaccination contre le sérogroupe B aux étudiants d’un IUT.
Source : L'EVEIL DE LA HAUTE-LOIRE
Campagne de vaccination : Plus de 16 000 jeunes âgés entre 15 et 24 ans vaccinés contre la méningite B
La campagne de vaccination contre la méningite B s'accélère. Depuis ce mercredi 12 mars 2025, un nouveau centre de vaccination à destination des 15 / 24 ans a ouvert ses portes dans le lycée Bréquigny, a sud de la métropole rennaise. Il est piloté par le Service départemental d'incendie et de secours d'Ille-et-Vilaine.
Au 12 mars 2025, 16 055 jeunes ont d'ores et déjà reçu une première dose de vaccin, annonce l'Agence Régionale de Santé. Leur nombre devrait augmenter avec l'ouverture de ce nouveau centre.
À l'origine de cette vaste campagne, une recrudescence de cas cet hiver en France et surtout sur le territoire de la métropole rennaise avec six cas recensés sur les 11 répertoriés en 2025, en Ille-et-Vilaine (17 au niveau de la région).
L’infection foudroyante qui s’attaque à la moelle épinière et au cerveau a déjà fait une victime mortelle à Rennes : une jeune femme de 18 ans est décédée. Cette infection bactérienne est responsable de 500 décès par an.
Source : FRANCE 3 REGION
FRANCE : un nombre inquietant de cas depuis le début de l'année
Source : extrait V L S
JANVIER & FEVRIER : un nombre de cas très élevé
Santé publique France a alerté sur la recrudescence de cas d’IIM observée en janvier 2025 (95 cas déclarés au 7 mars 2025) dans le contexte de l’épidémie de grippe. Cette recrudescence s’est poursuivie en février 2025 avec 89 cas déclarés au 7 mars 2025 (données provisoires), soit un niveau très supérieur à ce qui était observé pour la même période de l’année au cours des saisons précédentes.
Dans ce contexte, Santé publique France alerte sur le risque de regroupement spatio-temporel de cas (Cluster) pouvant être liés à la circulation de souches clonales. Deux regroupements d’IIM B ont déjà été identifiées depuis le début de l’année :
chez des étudiants à Lyon en janvier 2025. La vaccination contre les IIM B a été recommandée aux étudiants d’un IUT.
à Rennes entre décembre 2024 et février 2025 avec 6 cas causés par la même souche bactérienne avec deux situations distinctes (une famille et des étudiants) sans lien entre elles. Une campagne de vaccination contre les IIM B est organisée par l’Agence régionale de santé de Bretagne pour vacciner les jeunes âgés de 15 à 24 ans, habitant ou scolarisés ou étudiants ou travaillant sur le territoire de Rennes Métropole.
Ces situations rappellent le potentiel de transmission et de virulence des IIM B. La détection rapide des regroupements spatio-temporels de cas permet de mettre en place des actions ciblées de vaccination.
D’autre part, les IIM liées aux sérogroupe W et Y sont en augmentation depuis 2022 et ont justifié de nouvelles recommandations de vaccination depuis le 1er janvier 2025, ciblant les nourrissons et les adolescents, ainsi qu’un rattrapage jusqu’à 24 ans.
Le bilan de surveillance des IIM en 2024 sera publié au second trimestre 2025.
Rappel des recommandations de vaccination contre les méningocoques
- Nourrissons : depuis le 1er janvier 2025, la vaccination de tous les nourrissons contre le méningocoque B et contre les méningocoques ACWY est obligatoire.
- Adolescents : la vaccination contre les méningocoques ACWY est recommandée entre 11 et 14 ans avec un rattrapage jusqu’à l’âge de 24 ans. Ce rattrapage est essentiel pour protéger directement les jeunes adultes et a également un objectif de protection collective en diminuant la transmission dans la population.
Source : SANTE PUBLIQUE FRANCE
nICE : Cinq cas de méningite, deux morts, la situation inquiète dans le département
« La Haute Autorité de Santé (HAS) a par ailleurs mis à jour ses recommandations vaccinales concernant les infections invasives à méningocoques en rendant obligatoire la vaccination des nourrissons contre les sérogroupes B et A, C, W, Y à compter du 1er janvier 2025 y compris pour ceux nés à partir de juillet 2023. Cette vaccination est désormais exigée pour l’entrée en collectivité », explique l’Agence régionale de santé de Provence-Alpes-Côte d’Azur.
À noter que toute infection invasive à méningocoque (IIM) doit faire l’objet d’une déclaration obligatoire à l’ARS Paca.
De nombreux cas dans les Bouches-du-Rhône
Le département des Alpes-Maritimes n’est pas le seul touché. Les Bouches-du-Rhône font état de treize cas recensés depuis le 1ᵉʳ janvier 2025.
Source : ACTU NICE
nARBONNE : un jeune homme de 17 ans décédé dans l' Aude
Quelques jours plus tôt, plusieurs cas de méningite ont été signalés dans une même famille près de Rennes, provoquant la mort d'une jeune femme de 18 ans.
Selon l'ARS Occitanie, et d'après les investigations épidémiologiques, "ce cas est considéré comme isolé, le germe étant très fragile dans l’environnement, les risques de transmission sont très faibles".
Une vingtaine de personnes "à risque"
Méningite invasive à méningocoque
"Les méningocoques sont des bactéries normalement présentes dans la gorge et le nez de nombreuses personnes. Elles se transmettent par la toux ou par un contact étroit ou prolongé avec une personne malade ou porteuse de la bactérie", explique l'ARS.
Si le plus souvent, elles n’entraînent pas de maladies particulières, dans certains cas, ces bactéries peuvent provoquer des maladies très graves comme les méningites ou les septicémies.
D'après Santé Publique France, cette infection bactérienne est responsable de 500 décès par an. En 2023, 560 cas d’infections invasives à méningocoque ont été déclarés, soit une augmentation de 72% par rapport à 2022.
Les signes qui peuvent laisser penser à une infection invasive à méningocoque sont :
- une fièvre élevée mal tolérée et/ou des taches rouges ou violacées (purpura) sur la peau
- une confusion
"Au moindre doute, il faut contacter en urgence son médecin traitant ou le 15", rappelle l'ARS.
Depuis le 1er janvier 2025, la vaccination contre les infections à méningocoques ACWY et B devient obligatoire pour les nourrissons.
Cette obligation s'inscrit dans le nouveau calendrier des vaccinations et vise à mieux protéger les nourrissons contre ces infections graves.
Source : FRANCE 3 REGION
VIENNE : un cas d'infection à méningocoque au collège de la Roche-Posay
Source : ICI REGION

LE HAVRE : Une fillette de 7 ans décédé a l'hopital des suites d'une méningite
Le cas de méningite a été signalé le 17 décembre par le CHU de Rouen, à l’arrivée d’une petite fille de sept ans originaire du Havre. « Malgré tous les efforts des équipes de secours ayant pris en charge l’enfant, celle-ci est malheureusement décédée », écrit l’ARS.
«Nous ne sommes pas inquiets », déclare à Actu la mère d’un des enfants cas contacts à l’école primaire Jean-Baptiste Massillon du Havre, « il va bien ».
Une autre déclare faire « confiance au corps médical » et ajoute que « tout a été maîtrisé, la direction de l’établissement a fait ce qu’il fallait ».
500 à 600 personnes touchées par an
21 DECEMBRE 2024
Source : Le Parisen
ARS NORMANDIE: communiqué de l'agence de santé
Un cas d’infection invasive à méningocoque (IIM) a été signalé à l’ARS Normandie le 17 décembre 2024 par le CHU de Rouen concernant une enfant de 7 ans scolarisée à l’école primaire Jean-Baptiste Massillon, au Havre. Malgré tous les efforts des équipes de secours ayant pris en charge l’enfant, celle-ci est malheureusement décédée au CHU de Rouen.
Dès le diagnostic posé et le signalement reçu (obligatoire), afin d’agir rapidement et prévenir tout nouveau risque de contagion, l’ARS Normandie, en collaboration avec l’Éducation nationale, a immédiatement dressé la liste des sujets contacts. Une antibioprophylaxie (prise d’antibiotique pour des personnes non malades en prévention) a déjà été recommandée à 15 élèves, 2 enseignants et 49 personnes pour le cercle familial et amical.
La méningite est une maladie bactérienne qui se traduit par une forte fièvre, des maux de tête, des nausées et vomissements ainsi qu’une raideur de la nuque. La transmission est aérienne lors de la toux (transmise par les sécrétions lors de la toux). Lors de la survenue d’un cas d’Infection invasive à méningocoque, on estime qu’il y a un risque de transmission pour les personnes ayant été exposées directement et de manière prolongée aux sécrétions rhino-pharyngées de la personne malade dans les dix jours ayant précédé la survenue de l’IIM. La contagiosité est peu importante et concerne les contacts proches, en collectivité et en famille.
Dès signalement du cas suspect d’IIM auprès de l’ARS, le pôle de veille et sécurité sanitaire de l’ARS a ainsi identifié les contacts du cas et proposé pour les personnes contact à risque une antibioprophylaxie. Cette dernière est proposée le plus rapidement possible (au maximum 10 jours après le dernier contact avec le cas), en lien avec le médecin traitant ou le médecin de garde et a pour objectif d’éradiquer le portage de la souche virulente et de prévenir sa diffusion en population générale tout en réduisant le risque de cas secondaires. Elle est proposée à tous les contacts à risque, quel que soit leur statut vaccinal.
L’ARS Normandie continue de suivre cette situation avec la plus grande attention en lien avec l’Education nationale afin de prendre rapidement les mesures adaptées au contexte et d’informer régulièrement les parents.
Une cellule d'urgence médico-psychologique est également mobilisée pour accompagner au mieux élèves, personnels et familles.
En cas de question, n’hésitez pas à contacter votre médecin traitant ou professionnel de santé de proximité.
19 décembre 2024
MONTPELLIER : Une jeune fille de 25 ans décédée
Meggy, une jeune femme de 25 ans décède d’une méningite aiguë : le Samu accusé de dysfonctionnements
Les proches de la jeune femme accusent les secours de ne pas avoir pris en charge à temps la vingtenaire, malgré des symptômes très inquiétants. Une enquête a été ouverte par le parquet de Montpellier, et l’ARS a lancé une procédure.
« Ma meilleure amie, ma confidente a été laissée à l’abandon par ceux qui sont censés nous protéger, en dépit de mes appels répétés au 15 et au 18, aucun médecin, ni du Smur, ni du Sdis 34, aucune ambulance pendant plusieurs heures », a accusé une amie de la jeune femme à Actu.fr.
« J’ai tiré le rideau, il était mort, tout seul, dans son coin » : dans l’enfer du couloir des urgences
Elle assure avoir dû amener elle-même la vingtenaire à l’hôpital, avec l’aide d’un ami véhiculé, tandis que la jeune femme répétait « je vois tout blanc, j’ai le corps en feu, je vais mourir ». Celle-ci a perdu connaissance sur le trajet vers les urgences de la polyclinique Saint-Roch, avant d’être finalement transférée au CHU de Montpellier, où l’équipe médicale n’est pas parvenue à la réanimer.
Il ajoute qu’une enquête a été ouverte pour rechercher les causes de la mort de la patiente.
« L’enquête se poursuit sous la direction du parquet de Montpellier », indique aussi le procureur adjoint. Par ailleurs, l’ARS d’Occitanie a diligenté une mission d’inspection sur les circonstances du décès.
L’hôpital prêt à « la plus grande transparence » avec les autorités
La direction de l’établissement fait part de sa « profonde tristesse » et les hospitaliers « témoignent également tout leur soutien à ses amis, très affectés par le décès brutal de cette patiente qu’ils ont accompagnée ». Le CHU indique aussi s’engager à « apporter en toute transparence les précisions nécessaires à la compréhension des circonstances exactes du décès de cette jeune patiente » aux proches de la vingtenaire.
Le centre affirme par ailleurs que « plusieurs mesures ont déjà été prises au sein de l’établissement » sans attendre la fin de l’enquête interne, sans détailler lesquelles. Tous les éléments dont il dispose ont été transmis « aux services de la justice dans le cadre d’une enquête diligentée par le parquet de Montpellier ». « Le CHU de Montpellier collaborera avec la plus grande transparence avec l’ensemble des autorités », assure-t-il.
Invité sur BFMTV, le professeur Louis Soulat, vice-président de Samu urgences de France, a estimé que « le régulateur semble s’être rabattu vers une consultation à laquelle il fallait que le patient se déplace ». « La régulation médicale est un acte très difficile, qui se fait au téléphone (…) Dans le cas présent, ce sont des symptômes relativement fréquents pendant cette période de l’année », a cherché à souligner le représentant.
28 OCTOBRE 2024
Source : Le Parisen
BOUCHE DU RHONE : Un cas détecté à Aix en Provence
Un cas d’infection invasive à méningocoque (méningite) a été signalé à l’Agence régionale de santé (ARS) Provence Alpes-Côte d’Azur par le centre d’hospitalier d’Aix-en-Provence lundi 30 septembre. Il s’agit d’un personnel d’une école primaire à Aix-en-Provence.
Un traitement proposé aux personnes ayant eu des contacts rapprochés avec la patiente
03 OCTOBRE 2024
Source : France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur
AUVERGNE-RHONE-ALPES : 3 CAS D'IIM A GRENOBLE
COMMUNIQUE DE PRESSE DE L'ARS AUVERGNE-RHONE-ALPES
Les infections invasives à méningocoque (IIM) sont des maladies liées à des bactéries qui peuvent, dans certains cas, entraîner des méningites. La transmission se fait par un contact direct, rapproché et prolongé avec une personne malade ou un porteur sain. Les IIM touchent principalement les enfants en bas âge et les jeunes adultes.
Contexte
Entre le 16 et le 20 septembre 2024, trois étudiants grenoblois ont été hospitalisés, suite à des méningites. Leur état de santé est désormais rassurant. Aucun nouveau cas n’a été signalé depuis le 20 septembre.
Les sujets identifiés comme contact - parmi les proches et camarades de promotion de ces trois étudiants - ont été informés et ont reçu un traitement antibiotique préventif.
Face à cette situation, l'ARS Auvergne-Rhône-Alpes et le service de santé étudiante de Grenoble ont décidé d’organiser, d’ici la mi-octobre, une campagne de vaccination.
Les étudiants concernés seront informés directement dès que les modalités pratiques seront finalisées (organisation logistique, prise en charge, etc.).
Reconnaître les symptômes d'IMM
La maladie se manifeste le plus souvent par les signes suivants : fièvre, maux de tête importants, souvent accompagnés de vomissements.
Deux symptômes doivent particulièrement alerter : une fièvre élevée mal tolérée, et/ou une ou plusieurs taches rouges ou violacées d’apparition rapide (purpura).
La personne malade peut également avoir des troubles de la conscience, une couleur du visage pâle voire grise, de la diarrhée en plus de la fièvre et des vomissements, une intolérance à la lumière ou au bruit, une raideur de la nuque, des courbatures importantes, une grande fatigue, une importante somnolence, des paralysies oculaires ou encore des convulsions.
En cas d'apparition de ces symptômes, contactez immédiatement le 15.
Se faire vacciner contre les IIM
La vaccination contre le méningocoque B est la mesure la plus efficace pour prévenir la survenue de nouveaux cas et de complications. Elle est recommandée depuis 2022 pour les nourrissons : 1re dose à 3 mois, 2e dose à 5 mois, rappel à 12 mois.
Les autorités sanitaires recommandent une vaccination contre le méningocoque de type B lors de la survenue de plusieurs cas dans une même zone géographique, même si la population n’a pas forcément été en contact très proche avec les cas initiaux.
Dans ce cas, la vaccination a pour objectif de supprimer le risque de réintroduction de la bactérie et l'apparition de nouveaux cas dans la collectivité sur le long terme.
La vaccination compte une première injection et un rappel avec un délai d’au moins un mois entre les deux injections.
SEPTEMBRE 2024 COMMUNIQUE DE PRESSE
Source : ARS Auvergne-Rhône-Alpes
PAU : UNE LYCEENNE MEURT D'UNE MENINGITE A MENINGOCOQUES
Une lycéenne meurt des suites d'une infection à méningocoques : 13 élèves contacts vaccinés préventivement.
Une lycéenne d’un établissement de Pau est décédée des suites d’un méningocoque, ce mardi 7 mai. Le lycée ainsi que l’ARS ont prévenu les parents. Treize élèves ont été traités préventivement.
Elle était en première, à l'institut Saint-Dominique de Pau. Une lycéenne est décédée ce mardi 7 mai d’un méningocoque. L’information, révélée par la République des Pyrénées a été confirmée par l’ARS. Selon nos confrères, cette dernière l’Agence régionale de Santé des Pyrénées-Atlantiques aurait été alertée dès le samedi 4 mai.
De leur côté, les parents des lycéens ont reçu deux mails de l’établissement et de l’agence régionale de santé pour les avertir du drame. Beaucoup témoignent du choc et de l'inquiétude qu'ils ressentent depuis samedi.
Au total, treize autres élèves ont reçu un traitement préventif, dans le cadre du protocole mis en place par l’ARS, en cas de contact ou de soupçon de contamination.
Contact proche et prolongé
Selon le ministère de la santé, les méningocoques sont des bactéries, présentes dans la gorge et le nez, qui peuvent se transmettre par voie aérienne ou par la salive. S’il ne survit pas dans le milieu extérieur, sa transmission, uniquement entre humains, nécessite un contact de moins d'un mètre et prolongé.
Ils peuvent provoquer des maladies graves comme les méningites ou les septicémies. La plupart du temps, ils n’entraînent aucune pathologie spécifique.
Source : FRANCE 3 Nouvelle Aquitaine
10 MAI 2024
CORSE : UN CAS DE MENINGITE

Un enfant touché par un purpura fulminans.
Sachez repérer ce signe de gravité d'une méningite
Admis dans un premier temps à l’hôpital d’Ajaccio, un enfant en bas-âge a finalement été envoyé à Marseille par transport sanitaire, en raison d’une infection grave, un purpura fulminans à méningocoque.
Qu’est-ce que c’est ?
Ce vendredi 19 avril, un jeune enfant a été admis au centre hospitalier d’Ajaccio, avant d’être finalement transporté par avion sanitaire à Marseille, au vu de son état jugé inquiétant, selon l’Agence régionale de santé (ARS). En effet, l’enfant est touché par un purpura fulminans à méningocoque.
Une soixantaine de cas contacts
Après investigations, ce sont soixante cas contacts, dont 31 enfants, qui ont été identifiés, notamment au sein de la crèche que fréquentait le petit patient. L’ARS assure que tous les cas contacts (une soixantaine) bénéficieront d’un traitement antibiotique, en prophylaxie, pour éviter la survenue de toute nouvelle infection.
Qu’est-ce qu’une infection à méningocoque ?
Lorsqu’elle est causée par une bactérie dangeureuse, le méningocoque, la méningite est une infection grave,voire mortelle. Les symptômes les plus fréquents sont de la fièvre, de violents maux de tête, une sensibilité à la lumière que l’on appelle photophobie, une raideur de la nuque et de la fatigue.
(voir notre rubrique MENINGITES - Symptômes)
La vaccination, la meilleure prévention contre la méningite
Depuis le mois d’avril 2022, la vaccination de tous les nourrissons contre le méningocoque B est recommandée dans le calendrier vaccinal. Et depuis 2018, elle est même obligatoire contre le méningocoque C. En effet, les infections invasives à méningocoques sont une cause importante de mortalité et la vaccination reste le meilleur moyen de s’en protéger.
Face à l’augmentation du nombre de cas en 2023, la Haute autorité de santé a également revu ses recommandations et préconise désormais de rendre obligatoire la vaccination des moins d’un an contre les méningocoques A, B, W et Y, en plus de celle contre la souche C.
Source : 22 avril 2024 Doctissimo
Explications du Dr Gérald Kierzek
médecin urgentiste et directeur médical
ARS CORSE : communiqué de l'agence de santé

LANDES : UNE ENFANT DE 4 ANS DECEDE D'UNE MENINGITE
La petite fille est décédée lundi 18 mars 2024. Le village de Saint-Cricq-Chalosse est en deuil.
La voix de la maire de Saint-Cricq-Chalosse, Aimée Laborde, traduit l’émotion. Le village pleure « l’envol d’[une] petite princesse », décédée à 4 ans lundi 18 mars 2024 « dans la soirée, au CHU de Bordeaux, des suites d’une méningite à Haemophilus non B. ». Une information confirmée, ce jeudi 21 mars par l’Agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine. « L’ARS a reçu les résultats du Centre national de référence, il s’agit d’un sérotype F », complète la communication de l’agence régionale.
Transférée vers Bordeaux
L’enfant, qui était scolarisée en moyenne section de maternelle, avait présenté, à la mi-journée du vendredi 15 mars, des premiers signes d’infection. D’abord orientée vers un médecin en fin de journée, puis admise à l’hôpital de Mont-de-Marsan, la fillette a ensuite été transférée vers Bordeaux, au vu de l’aggravation de son état de santé, selon les informations de la municipalité.
Toujours selon la municipalité, la maladie étant détectée comme d’origine « bactérienne » et « pas virale », aucune classe n’a été fermée. Un suivi psychologique a été mis en place pour les enfants, les parents et les enseignants.
Soutien psychologique
« C’est avec beaucoup d’émotion que nous vous informons » du décès. « Dans ce contexte, une attention particulière est portée aux élèves dès aujourd’hui et dans les jours à venir. Un accompagnement spécifique est organisé, notamment avec la présence de la psychologue scolaire sur le RPI », écrit, dans un communiqué envoyé aux parents mardi 19 mars, l’équipe enseignante du Regroupement pédagogique intercommunal de ce secteur chalossais, à l’est du département près d’Hagetmau.
Le Conseil municipal, le personnel communal, l’ensemble des membres de l’Union Sportive Saint-Cricquoise et le Comité des fêtes de Saint-Cricq-Chalosse témoignent, dans des avis d’obsèques publiés jeudi 21 mars 2024 dans « Sud Ouest », de leur « immense tristesse ». Le papa de la fillette est un des adjoints au maire de la commune de Saint-Cricq en Chalosse.
Les manifestations programmées ce week-end dans la commune ont été toutes annulées. De nombreuses associations landaises ont témoigné « de leur sympathie et ont adressé leurs condoléances » suite au décès brutal de cette fillette.
Source : 21 mars 2024 Presse : SUD OUEST
LANDES : UNE ENFANT DECEDE BRUTALEMENT
Une petite fille de 4 ans est décédée en quelques jours d’une méningite. L'Institut Pasteur alerte sur une hausse des contaminations depuis l'épidémie de Covid-19.
Son état s’est dégradé très vite. Lundi 18 mars, Lola, une petite fille de 4 ans, est décédée d’une méningite au CHU de Bordeaux. Les premiers signes de l’infection sont apparus, vendredi 15 mars. "D’abord orientée vers un médecin en fin de journée, puis admise à l’hôpital de Mont-de-Marsan, la fillette a ensuite été transférée vers Bordeaux, au vu de l’aggravation de son état de santé", relate Sud-Ouest. Selon les informations du quotidien, l'enfant est décédée d’une méningite à Haemophilus non B. et de sérotype F : la maladie serait d’origine bactérienne et non virale.
Qu’est-ce que la méningite ?
"Les méningites proviennent d’une infection du liquide céphalorachidien (liquide circulant entre les méninges), généralement due à un virus, souligne l’Assurance Maladie. Dans certains cas, une bactérie, un champignon ou un parasite peuvent aussi être en cause." Ce type de méningite représenterait entre 20 et 25 % des méningites contractées hors hospitalisation ou acte médical en France. Elle peut être provoquée par un pneumocoque, un méningocoque, la listéria, la bactérie E. Coli ou par Hæmophilus influenzæ.
La maladie se manifeste d’abord par une infection locale, respiratoire ou de la sphère ORL. "Les bactéries présentes dans le rhinopharynx peuvent passer dans le sang, et éventuellement infecter le liquide céphalo-rachidien", alerte l’organisme. Cela va entraîner une inflammation des méninges, les enveloppes protectrices du cerveau et de la moelle épinière, soit la méningite. "Le syndrome méningé est alors souvent associé à un syndrome infectieux grave (dysfonctionnement des organes et de la circulation du sang)", complète l’Assurance Maladie. La méningite bactérienne est une urgence médiale, rappelle-t-elle. Elle nécessite la mise en place d’un traitement rapidement.
Méningite : une hausse des cas en France depuis la Covid-19
Ces dernières années, le nombre de cas de méningite a augmenté en France. "Grâce à la base de données du Centre national de référence des méningocoques, une équipe de scientifiques de l’Institut Pasteur a pu retracer l’évolution des cas de méningite à méningocoques en France entre 2015 et 2022 et mettre en évidence un rebond sans précédent de la maladie après l’arrêt des mesures sanitaires mises en place pendant l’épidémie de la Covid-19", annonçait l’Institut Pasteur en novembre dernier. Les confinements et les gestes barrières avaient permis une baisse des contaminations dans les moments les plus critiques de l’épidémie de la Covid-19. "Ce fut le cas pour la méningite à méningocoques qui a vu son nombre de contaminations chuter de plus de 75 % en 2020 et 2021", indique l’organisme. Mais à l’arrêt de ces différentes mesures, les contaminations ont bondi : à l’automne 2023, les chiffres étaient supérieurs à ceux enregistrés avant l’épidémie.
Face à ce constat, les chercheurs de l’Institut Pasteur recommandent un élargissement de la stratégie vaccinale.
Aujourd’hui, seule la vaccination contre le méningocoque de groupe C est obligatoire, celle contre le méningocoque B est recommandée chez les nourrissons. "Si le vaccin tétravalent ciblant les méningocoques de groupes A, C, Y et W était recommandé auprès des adolescents, cela permettrait de les protéger directement, mais aussi de protéger indirectement les autres catégories de la population", estime Ala-Eddine Deghmane, responsable adjoint du Centre national de référence des méningocoques à l’Institut Pasteur. Environ un adolescent sur trois serait porteur de la maladie sans en manifester les symptômes.
Source Presse : pourquoi Docteur ? MARS 2024
LILLE : UNE ETUDIANTE DECEDE D'UNE MENINGITE
Jeudi, une étudiante de 19 ans, en première année de médecine à l’Université catholique de Lille, est décédée d’une infection. La jeune femme, souffrant d’abord d’un simple malaise, a vu son état se détériorer rapidement. Les secours ont été appelés à son domicile, à Lille, en matinée. Les pompiers de la caserne Lille-Littré sont intervenus avec une équipe du SMUR (Service Mobile d’Urgence et de Réanimation). Malgré les efforts des médecins du Samu et des équipes de réanimation de l’institut cardiopulmonaire du CHU de Lille, elle n’a pas survécu.
Très rapidement, des analyses ont été effectuées, révélant une infection à méningocoque. Ce vendredi matin, l’Université catholique a envoyé un message aux parents et étudiants pour les informer de la situation. Le texte précise : « La Faculté et le service de santé universitaire sont, depuis, en lien étroit avec l’Agence régionale de santé (ARS) (…). Les étudiants contacts nécessitant la mise en place de mesures préventives ont été identifiés de façon exhaustive et contactés individuellement par les équipes de l’ARS. »
Un risque de contamination à moins d’un mètre par gouttelettes
« Cette situation est gérée par l’ARS et la médecine universitaire, confirme Roch Joly, chef du pôle de l’urgence au CHR de Lille. Ils établissent tout d’abord la liste des personnes dites à risques, de l’entourage et du noyau proche de la personne, c’est le contact tracing. Ces personnes sont appelées par mail ou SMS afin de suivre un traitement par antibiotique. »
Ce vendredi après-midi, l’université catholique confirme à la Voix du Nord que « les étudiants les plus proches, qui ont côtoyé l’étudiante depuis le 30 janvier ont été contactés par les services de l’ARS pour bénéficier d’un traitement antibiotique. » La faculté de médecine, où l’étudiante était inscrite, reste ouverte et fonctionne normalement, la bactérie concernée ayant une très faible résistance dans l’air.
Treize personnes concernées
Les équipes de veille sanitaire de l’Agence Régionale de Santé ont confirmé ce vendredi avoir « contacté ces dernières heures, en lien avec les équipes de l’université, l’ensemble des personnes qui ont été en contact rapproché avec l’étudiante ces dix derniers jours, afin de leur prescrire un traitement antibiotique préventif ». Treize personnes sont concernées et entament le traitement ce jour.
Une transmission uniquement par contacts étroits et prolongés
En France, la méningite à ménagocoque a atteint en 2023 des niveaux sans précédent indiquait l’institut Pasteur, avec une augmentation de 36% sur les neuf premiers mois de l’année (421 cas), par rapport à la même période en 2021.
Fièvre élevée, maux de tête violents, vomissements, raideur de la nuque, photosensibilité, taches rouges ou violacées (purpura), sont les principaux symptômes. Imprévisible et foudroyante, cette maladie peut tuer en moins de 24 heures, sans prise en charge rapide. Correctement traitée, la mortalité reste de 10 %.
Ce vendredi, après le décès de l’étudiante de la Catho, l’ARS se voulait rassurante : « La méningite présente des risques de transmission faibles qui ne concernent que les personnes ayant eu des contacts étroits, rapprochés et répétés avec un malade pendant les dix derniers jours (durée maximale de la période d’incubation). Partager son verre ou se faire la bise ne présentent par exemple pas de risque de transmission ». Le germe ne survit pas dans l’environnement extérieur. L’ARS (comme la Catho) rappelle que la fermeture ou la désinfection des locaux sont inutiles. « Les étudiants et le personnel peuvent continuer à fréquenter normalement l’établissement ».
En cas de doute, faire le 15
Au Samu du Nord, le Dr Joly précise également que l’infection se transmet par gouttelettes à moins d’un mètre. Tous les étudiants (notamment de la Catho) n’ont donc évidemment pas été en contact direct avec la victime ces derniers jours. « Ceux qui n’ont pas été appelés par l’ARS ne sont donc pas cas contacts. Néanmoins, si des personnes pensant avoir évolué dans l’entourage de l’étudiante ressentent des symptômes (malaises, forte fièvre brutale), il faut faire le 15. »
Source Presse : LA VOIX DU NORD Février 2024



